Comment mettre en œuvre CAN/DGSI:104 dans votre organisation

Un guide pratique pour mettre en œuvre les contrôles de cybersécurité recommandés par CAN/DGSI:104, sans avoir besoin d'une grande équipe de sécurité interne.

La mise en œuvre de CAN/DGSI:104 n'exige pas la mise sur pied d'une grande équipe interne de cybersécurité. Le cadre mise sur des contrôles de sécurité pratiques que les organisations peuvent adopter pour réduire le risque cybernétique et protéger leurs activités.

La plupart des entreprises disposent déjà de certaines protections. L'objectif est de veiller à ce que ces protections soient appliquées de façon uniforme et à ce que les lacunes de sécurité importantes soient corrigées.

Les étapes suivantes offrent une approche structurée pour mettre en œuvre CAN/DGSI:104.

Échéancier de mise en œuvre typique

Mois 1

Évaluation, leadership, gouvernance et plan de réponse aux incidents

Mois 2 à 3

Gestion des correctifs, sécurité des terminaux, configuration sécurisée et contrôles d'accès

Mois 3 à 4

Copies de sauvegarde, défenses du réseau et formation des employés

Mois 4 à 6

Sécurité du courriel, surveillance et contrôles propres à l'environnement

Étapes de mise en œuvre

Une approche structurée de CAN/DGSI:104

Ces huit étapes suivent la structure de la norme CAN/DGSI:104 et couvrent les contrôles organisationnels (section 4), les contrôles techniques de base (section 5) et les contrôles propres à l'environnement (section 6). Les références aux sections correspondent à la deuxième révision de la norme, publiée en juillet 2026, qui a conservé cette structure.

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Évaluer votre posture de sécurité actuelle

Avant de mettre en œuvre de nouveaux contrôles, évaluez vos protections de cybersécurité existantes et déterminez les écarts. CAN/DGSI:104 (section 4.4) exige une évaluation formelle des risques de cybersécurité qui tient compte des menaces auxquelles votre organisation fait face et des répercussions possibles d'une atteinte.

  • Passer en revue la protection des comptes utilisateurs, la sécurité des appareils et les défenses du courriel
  • Évaluer les pratiques de copies de sauvegarde et de récupération
  • Déterminer quels contrôles propres à l'environnement de la section 6 s'appliquent à votre organisation
  • Documenter les écarts existants et les prioriser selon le risque

De nombreuses organisations constatent qu'elles satisfont déjà à certaines exigences, mais qu'elles doivent s'améliorer sur d'autres plans.

Faire l'évaluation de préparation
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Établir le leadership, la gouvernance et les politiques

CAN/DGSI:104 exige que des contrôles organisationnels soient en place pour que les contrôles techniques soient efficaces (sections 4.1 à 4.2). La direction doit assumer la responsabilité de la cybersécurité, et des politiques claires doivent être documentées couvrant :

  • L'utilisation acceptable des systèmes et des appareils
  • Les exigences relatives aux mots de passe et à l'authentification
  • Les pratiques de protection et de classification des données
  • Les procédures de signalement des incidents
  • Les rôles et responsabilités en matière de cybersécurité

Conseil : Gardez des politiques pratiques, rédigées en langage clair. Un cadre supérieur nommément désigné doit être responsable de la cybersécurité, et pas seulement l'équipe des TI.

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Élaborer votre plan de réponse aux incidents

La section 5.1 de CAN/DGSI:104 place le plan de réponse aux incidents en tête des contrôles de base, ce qui reflète le fait que les organisations doivent savoir comment réagir aux incidents avant qu'ils ne surviennent. Un plan solide définit :

  • Comment les incidents sont repérés et signalés à l'interne
  • Qui est responsable d'intervenir et de prendre les décisions
  • Comment les systèmes sont confinés, récupérés et rétablis
  • Comment se déroulent les communications avec les employés, les clients et les organismes de réglementation

Important : Conservez une copie imprimée du plan. Si les systèmes sont compromis, vous devez pouvoir accéder au plan même lorsque la technologie n'est pas disponible.

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Appliquer les correctifs et renforcer la configuration des appareils

Les logiciels non corrigés et les appareils mal configurés comptent parmi les causes les plus fréquentes des cyberattaques réussies. Les sections 5.2 à 5.4 exigent que les organisations :

  • Activent les mises à jour automatiques sur tous les systèmes d'exploitation et applications
  • Appliquent les correctifs aux serveurs, portables, ordinateurs de bureau, tablettes, téléphones et équipements réseau
  • Activent les logiciels de sécurité, y compris l'antivirus et la détection sur les terminaux
  • Renforcent la configuration des appareils selon des référentiels de sécurité reconnus (comme les CIS Controls)

Maintenir les systèmes à jour permet de corriger les vulnérabilités connues avant que les attaquants puissent les exploiter.

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Protéger les comptes utilisateurs et les accès

Les identifiants compromis figurent parmi les causes les plus fréquentes des atteintes. Les sections 5.5 et 5.8 exigent des pratiques rigoureuses d'authentification et de contrôle des accès :

  • Activer l'authentification multifacteur (AMF) pour tous les comptes
  • Appliquer des politiques de mots de passe robustes sur tous les systèmes
  • Appliquer le principe du droit d'accès minimal : n'accorder que les accès requis par chaque rôle
  • Supprimer ou désactiver rapidement les comptes inutilisés
  • Restreindre les privilèges d'administration aux seuls utilisateurs autorisés

Mesure prioritaire : Activer l'AMF sur tous les comptes de courriel et d'applications d'affaires est l'une des améliorations les plus efficaces qu'une organisation puisse apporter.

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Mettre en place des copies de sauvegarde fiables et des défenses du réseau

Les sections 5.6 et 5.7 portent sur la résilience des données et la sécurité du périmètre. Les organisations devraient s'assurer que :

  • Les données critiques sont sauvegardées régulièrement et stockées séparément des systèmes de production
  • Les copies de sauvegarde sont protégées contre la modification ou la suppression (copies de sauvegarde immuables)
  • Les procédures de restauration des copies de sauvegarde sont testées régulièrement
  • Les pare-feu et les contrôles de périmètre restreignent les accès réseau non autorisés
  • L'accès à distance est sécurisé par une authentification robuste

Règle de sauvegarde 3-2-1 : Conservez 3 copies de vos données, sur 2 types de supports différents, dont 1 stockée hors site ou dans le nuage.

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Traiter les contrôles propres à l'environnement

La section 6 de CAN/DGSI:104 comprend des contrôles qui s'appliquent selon le mode de fonctionnement de votre organisation. Vérifiez lesquels des éléments suivants s'appliquent à votre environnement :

  • Appareils mobiles (6.1) : Politiques, inscription à une solution de gestion des appareils mobiles (MDM) et effacement à distance pour les téléphones et tablettes utilisés au travail
  • Infonuagique et TI externalisées (6.2) : Évaluations des risques liés aux fournisseurs et exigences de sécurité contractuelles
  • Sites Web et applications Web (6.3) : Connaissance des vulnérabilités du Top 10 de l'OWASP et tests réguliers
  • Supports amovibles (6.4) : Restrictions sur les clés USB et exigences de chiffrement
  • Points de vente et systèmes financiers (6.5) : Ségrégation et contrôles supplémentaires pour les environnements de paiement
  • Gestion des journaux (6.6) : Collecte et examen des journaux des systèmes pour détecter les menaces rapidement

De nombreuses petites entreprises auront besoin de plusieurs de ces contrôles. Déterminer tôt lesquels s'appliquent évite l'apparition de lacunes.

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Former votre équipe et bâtir une culture de sécurité

La section 4.3 de CAN/DGSI:104 exige une formation continue de sensibilisation à la cybersécurité pour tout le personnel. Les gens sont fréquemment ciblés par l'hameçonnage, l'ingénierie sociale et le vol d'identifiants. La formation devrait couvrir :

  • Comment reconnaître les courriels d'hameçonnage et les messages suspects
  • La manipulation sécuritaire des mots de passe et des données sensibles
  • L'utilisation acceptable des appareils et systèmes de l'entreprise
  • Comment signaler un incident de sécurité soupçonné
  • Le principe du droit d'accès minimal et les raisons de la restriction des accès

Une formation régulière, y compris des exercices simulés d'hameçonnage, réduit considérablement le risque qu'une erreur humaine facilite les attaques.

Remarque : La formation n'est pas un événement ponctuel. La norme exige une sensibilisation continue à mesure que les menaces évoluent et que de nouveaux employés se joignent à l'organisation.

Obstacles courants

Défis de mise en œuvre courants

Les organisations qui mettent en œuvre CAN/DGSI:104 rencontrent souvent les défis suivants. Les surmonter exige généralement une stratégie structurée, souvent avec le soutien d'un fournisseur de services de sécurité gérés.

Expertise interne limitée en cybersécurité

La plupart des PME n'ont pas d'équipe de sécurité dédiée. La mise en œuvre incombe souvent à des généralistes des TI ou à des propriétaires d'entreprise sans connaissances spécialisées en sécurité.

Pratiques de sécurité inégales d'un système à l'autre

Les organisations qui ont grandi sans programme de sécurité formel utilisent souvent des outils et des configurations différents selon les services, ce qui complique l'établissement d'un socle uniforme.

Manque de visibilité sur les appareils et les applications

De nombreuses organisations n'ont pas un portrait complet des appareils, des logiciels et des comptes présents dans leur environnement, un préalable pour les sécuriser.

Difficulté à prioriser les améliorations de sécurité

Avec un temps et un budget limités, décider quels contrôles aborder en premier est difficile. Sans structure, les organisations se concentrent souvent sur les problèmes visibles plutôt que sur les risques les plus élevés.

Contraintes de budget et de ressources

Les investissements en sécurité rivalisent avec d'autres priorités d'affaires. CAN/DGSI:104 est conçu pour être réalisable sans budget important, mais certains contrôles exigent tout de même des investissements en outils ou en services.

Résistance des employés aux nouvelles exigences de sécurité

Des contrôles comme l'AMF, les politiques de mots de passe et les restrictions d'utilisation acceptable peuvent sembler contraignants. Bâtir une culture de sécurité prend du temps et exige un appui constant de la direction.

Suivre le rythme des correctifs et des mises à jour

La section 5.2 exige la gestion des correctifs sur tous les appareils. Les environnements hétérogènes et les systèmes patrimoniaux peuvent rendre l'application uniforme et rapide des correctifs exigeante sur le plan opérationnel, mais elle demeure l'une des défenses les plus efficaces contre les vulnérabilités connues.

De nombreuses organisations relèvent ces défis en s'associant à un fournisseur de services gérés spécialisé en cybersécurité. MTech Cyber aide les PME canadiennes à mettre en œuvre les contrôles CAN/DGSI:104 sans avoir besoin d'une équipe de sécurité à l'interne.

Structure du cadre

Vous n'avez pas à tout faire d'un seul coup

Niveau 1 : Fondamental

Établit des protections essentielles comme la gestion des correctifs, la formation des employés, les copies de sauvegarde et les contrôles d'accès de base. Le bon point de départ pour la plupart des organisations.

Niveau 2 : Avancé

S'appuie sur les fondations avec une surveillance renforcée, des processus de sécurité plus formels et une meilleure visibilité sur les systèmes. Passez au niveau 2 à mesure que votre programme gagne en maturité.

En savoir plus sur les niveaux de maturité
Pour commencer

Prochaines étapes pour mettre en œuvre CAN/DGSI:104

Les organisations qui souhaitent améliorer leur posture de cybersécurité commencent souvent par une évaluation de préparation afin d'examiner les protections existantes et de repérer les écarts.

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Étape 1 : Évaluer votre préparation

Utilisez notre évaluation de préparation gratuite de 21 questions, alignée sur l'annexe B de CAN/DGSI:104, pour évaluer vos protections actuelles et recevoir un pointage personnalisé accompagné de recommandations précises.

Commencer l'évaluation

Étape 2 : Consulter la liste de vérification

Parcourez la liste de vérification détaillée CAN/DGSI:104 pour déterminer quels contrôles sont en place et lesquels exigent votre attention.

Voir la liste de vérification
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Étape 3 : Examiner chaque contrôle

Une fois les écarts repérés, consultez le guide détaillé des contrôles pour comprendre ce que chaque contrôle exige et comment les organisations le mettent habituellement en œuvre.

Voir le guide des contrôles